Le quintuple champion olympique de judo Teddy Riner a provoqué une vive onde de choc dans le paysage politique français en exprimant publiquement son angoisse face à la progression électorale de l’extrême droite. Invité sur les plateaux audiovisuels à la mi-septembre 2026, l’athlète tricolore a ouvertement redouté une éventuelle accession au pouvoir du Rassemblement national lors de l’élection présidentielle de 2027.
Ces déclarations ont immédiatement déclenché une salve de critiques venues des rangs du parti lepéniste et de plusieurs commentateurs conservateurs. Des cadres du Rassemblement national ainsi que des éditorialistes influents, à l’instar de Pascal Praud sur les antennes de CNews et d’Europe 1, ont vertement dénoncé la prise de parole du champion, lui reprochant une incursion indue dans le champ politique.
Face à ces attaques, Teddy Riner a répliqué sans détour en revendiquant pleinement son statut de simple citoyen. Le judoka a affirmé son droit légitime d’exprimer ses convictions personnelles face aux enjeux nationaux, rejetant catégoriquement toute forme d’injonction au silence ou de mise à l’écart du débat républicain.
Cette polémique coïncide avec les attaques essuyées par le footballeur Kylian Mbappé, lui aussi pris pour cible par les figures de l’extrême droite. L’attaquant de l’équipe de France s’est attiré les foudres du camp nationaliste après avoir publiquement refusé de hiérarchiser les souffrances humaines lors d’une vive controverse relative à la crise migratoire dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Une fracture sur le rôle citoyen des sportifs
Ces vives passes d’armes relancent le débat médiatique français sur la liberté et la légitimité des sportifs de haut niveau à s’engager publiquement dans les dossiers politiques et sociétaux. Ce positionnement assumé de figures de proue comme Teddy Riner et Kylian Mbappé tranche avec la posture d’autres grands champions, à l’image du nageur Léon Marchand, qui privilégient une stricte neutralité et restent à l’écart des affrontements idéologiques.
