Le président de Reconquête, Éric Zemmour, a vivement attaqué Kylian Mbappé lors d’une intervention télévisée sur le plateau de BFMTV le 17 septembre 2026. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a accusé le capitaine de l’équipe de France de football de faire preuve d’une « solidarité islamique » qui primerait, selon ses termes, sur la solidarité nationale française ou espagnole.
Cette violente prise de position fait suite à une vive controverse née autour d’une opération protocolaire du Real Madrid. L’attaquant français et plusieurs de ses coéquipiers du club madrilène avaient suscité de nombreuses réactions pour n’avoir enfilé que très partiellement un t-shirt institutionnel confectionné en soutien direct à la population de l’enclave espagnole de Ceuta.
Face au début de polémique sportive et politique, Kylian Mbappé avait tenu à clarifier publiquement le sens de son comportement. Le joueur avait ainsi justifié son geste en affirmant qu’il soutenait pleinement les habitants de Ceuta, tout en tenant impérativement à adresser un message et une pensée aux migrants morts ou plongés dans une détresse humanitaire précaire.
Ces accusations formulées sur les ondes ont immédiatement provoqué un tollé au sein de la classe politique française. Plusieurs figures majeures de la gauche, parmi lesquelles le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard et le député socialiste Emmanuel Grégoire, ont vivement condamné les déclarations d’Éric Zemmour tout en apportant un soutien sans réserve au footballeur tricolore.
L’Arcom saisie pour des propos jugés haineux
L’affaire a pris un tournant institutionnel le 18 septembre 2026 avec l’intervention de Léa Balage El Mariky. La députée écologiste a annoncé avoir formellement saisi l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), dénonçant des déclarations qui relèvent à ses yeux d’une stigmatisation intolérable et d’un appel manifeste à la haine sur une chaîne d’information en continu.
