Le parquet de Dunkerque a confirmé, le 18 septembre 2026, avoir officiellement requis la requalification des poursuites pénales dans l’affaire de la mort de Djamel Bendjaballah. L’autorité judiciaire demande désormais que les faits reprochés au suspect soient poursuivis sous la qualification criminelle de meurtre commis en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion.
La demande d’aggravation procédurale avait été formalisée dès le 23 juin 2026 par le ministère public, à la suite de nouveaux éléments matériels versés au dossier d’instruction. Cette décision de justice confirme ainsi une information initialement mise en lumière et révélée par le média d’investigation Blast.
Dans ses réquisitions écrites, la procureure de la République de Dunkerque, Charlotte Huet, a sollicité la mise en examen supplétive du mis en cause sous cette circonstance aggravante de racisme. Cette modification du cadre pénal interviendra formellement à l’issue de l’audition du suspect par le juge d’instruction en charge des investigations.
Djamel Bendjaballah est décédé le 31 août 2024 à l’âge de 43 ans à Cappelle-la-Grande, dans le département du Nord. L’homme avait succombé à ses blessures après avoir été volontairement percuté puis écrasé sur la voie publique par un véhicule conduit par Jérôme Décofour, par ailleurs ex-conjoint de sa compagne.
Une circonstance aggravante réclamée de longue date
La famille du défunt ainsi que plusieurs collectifs et associations antiracistes exigeaient l’application de cette qualification depuis deux ans. Pour soutenir cette demande, les parties civiles ont continuellement mis en avant des insultes racistes proférées avant les faits et ont dénoncé les accointances entretenues par le mis en examen avec le groupuscule d’extrême droite Brigade française patriote.
