Réunie en comité exécutif le jeudi 10 septembre 2026, la Fédération française de football (FFF) a acté à l’unanimité le retrait de son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour sa réélection à la tête de la Fifa. Cette décision unanime marque une rupture diplomatique spectaculaire entre l’une des nations majeures du ballon rond et le patron de l’instance faîtière du football international.
Pour justifier ce désaveu retentissant, le président de la FFF, Philippe Diallo, a mis en avant une rupture de confiance envers Gianni Infantino. Le dirigeant tricolore a notamment fait part d’un désaccord profond sur la conduite et la gouvernance générale du football mondial sous l’actuelle mandature.
Cette prise de position a rapidement trouvé un écho favorable au sein de l’exécutif français. Invitée sur franceinfo le vendredi 11 septembre 2026, la ministre des Sports Marina Ferrari a publiquement salué cette décision. Elle a qualifié ce choix de « signal fort » et a officiellement pris acte de la position assumée par Philippe Diallo face aux orientations de l’instance internationale.
Ce revirement français s’inscrit dans un climat de contestation internationale grandissante contre Gianni Infantino. La fronde s’est particulièrement intensifiée après la polémique liée à son projet avorté « Fifa Forward Entreprise », qui envisageait d’ouvrir les recettes financières de la Coupe du monde à des fonds d’investissement privés.
Une opposition européenne en marche
La France rejoint ainsi d’autres fédérations européennes ayant d’ores et déjà retiré leur soutien au président sortant de l’organisation zurichoise. Les éventuels candidats d’opposition ont désormais jusqu’au 18 novembre 2026 pour se déclarer officiellement en vue du scrutin fixé en mars 2027.
