Le chanteur Gilbert Montagné s’est confié sans détour au cours d’un entretien accordé au magazine Public, diffusé dans le cadre de l’émission vidéo « On dit tout au Public » animée par le journaliste Karim Sebbouh. L’interprète et pianiste y a revisité plusieurs pans marquants de son parcours, s’attardant tout particulièrement sur ses relations avec les monstres sacrés de la scène musicale française.
Au micro du média, l’artiste s’est remémoré son admiration profonde pour Johnny Hallyday, née dès l’âge de neuf ans au son des premiers disques du pionnier du rock tricolore. Cette fascination précoce avait abouti à une rencontre décisive en 1972, prélude à une collaboration directe lorsque les deux musiciens avaient partagé la scène lors d’un concert mémorable au Pavillon de Paris.
Cette proximité historique a rendu particulièrement marquante la mise à l’écart du chanteur lors de la disparition de la star. Gilbert Montagné a en effet révélé n’avoir reçu aucune invitation pour assister à l’hommage populaire et religieux organisé en décembre 2017 à Paris, événement qui avait pourtant réuni des centaines de personnalités à l’église de la Madeleine.
L’artiste n’a pas hésité à qualifier cette absence de sollicitation de « faute de goût » de la part des organisateurs de la cérémonie. S’il a admis avec franchise que cet oubli lui avait « fait de la peine » à l’époque, il a immédiatement tenu à préciser qu’il ne conservait aucune rancune face à cette négligence entourant les funérailles.
L’accent mis sur la complicité artistique
Le chanteur a conclu son évocation en affirmant que l’essentiel résidait dans sa connexion spirituelle et artistique inaltérable avec Johnny Hallyday. Rejetant toute polémique stérile, Gilbert Montagné a qualifié de « bullshit » les formalités d’estrade et les convenances protocolaires, préférant célébrer l’héritage musical et l’admiration réciproque forgés au fil des décennies.



