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lundi 26 octobre 2026
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Société · France

Policiers municipaux de Carcassonne : révélations accablantes, propos putschistes et cascade de sanctions

Une séquence audio de six heures captée par une caméra-piéton expose les dérives extrémistes et séditieuses d'agents territoriaux dans l'Aude. L'affaire entraîne l'éviction politique d'un ancien parachutiste et le déclenchement de poursuites judiciaires.

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Carcassonne : enquête ouverte après la diffusion de propos racistes captés par la caméra d'un policier municipal
Photo : Wikimedia Commons (GPL)
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Une onde de choc traverse la police municipale de Carcassonne après la révélation par le quotidien régional Midi Libre d’un enregistrement sonore accablant. Captée de manière accidentelle par une caméra-piéton en novembre 2025 et rendue publique le 8 septembre 2026, cette bande audio de six heures dévoile plusieurs agents territoriaux proférant des propos haineux, racistes, misogynes et ouvertement putschistes durant l’exercice de leurs missions.

Au cœur de ce scandale figure le brigadier-chef César R., identifié comme le principal auteur de ces déclarations. Cet agent municipal présente un long passé sous l’uniforme militaire, ayant servi pendant une vingtaine d’années comme parachutiste au sein des 2e et 3e régiments de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa). Son parcours dans les rangs de l’armée française lui avait notamment valu d’être décoré de la médaille militaire en 2013.

Les éléments entourant le profil de cet ancien sous-officier mettent également en lumière une activité radicale sur les plateformes numériques. Sur ses différents comptes de réseaux sociaux, César R. multipliait les prises de parole séditieuses, publiant de manière répétée des messages explicites qui appelaient directement à prendre les armes et à s’engager dans une action armée sur le territoire français.

Ces révélations ont immédiatement provoqué des répercussions au sein de la sphère politique où le fonctionnaire disposait d’ancrages militants. Le Rassemblement national a prononcé l’exclusion définitive de César R. de ses rangs, tout en actant sa radiation immédiate de son service d’ordre officiel, un dispositif interne de sécurité au sein duquel l’ancien militaire avait pris part à plusieurs reprises.

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Suspension administrative et enquête pénale

Face à la gravité des faits, l’autorité municipale et l’institution judiciaire ont déclenché des mesures disciplinaires et pénales coordonnées. Les quatre policiers municipaux mis en cause dans ces échanges font l’objet d’une suspension de leurs fonctions, tandis que le parquet a ouvert une enquête pénale afin de déterminer les responsabilités juridiques de chaque fonctionnaire impliqué.