Edgar Grospiron a officiellement quitté ses fonctions de président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes françaises 2030. Cette démission a été entérinée lors d’un bureau exécutif réuni le jeudi 10 septembre 2026, actant le départ du dirigeant à la tête de la préparation de l’événement hivernal.
Sacré champion olympique de ski de bosses en 1992, l’ancien athlète tricolore avait pris les rênes du comité d’organisation en février 2025. Son accession à la présidence faisait suite au refus initial du champion de biathlon Martin Fourcade d’assumer cette responsabilité managériale pour l’échéance olympique.
Ce départ clôt une longue séquence de crise de gouvernance qui a profondément ébranlé le fonctionnement du Cojop au fil des derniers mois. La structure a subi une vague continue de démissions chez ses cadres dirigeants, voyant partir la directrice des opérations Anne Murac, le directeur de la communication Arthur Richer ainsi que le président du comité des rémunérations Bertrand Méheut.
Le directoire avait également traversé une première rupture majeure en février 2026 avec le départ forcé de son directeur général, Cyril Linette. Ce dernier avait jeté l’éponge en raison de désaccords profonds et persistants avec Edgar Grospiron sur le pilotage du projet, entraînant par la suite la désignation de Vincent Roberti à la direction générale au printemps 2026.
Une crise managériale et sociale en interne
Au-delà des secousses au sein de l’état-major, le comité d’organisation affrontait depuis plusieurs mois une dégradation marquée de son climat social interne. Face à la multiplication des alertes portant sur les risques psychosociaux pesant sur les équipes, un audit interne spécifique avait été officiellement déclenché à la fin du mois de juillet 2026 afin d’évaluer la santé mentale et le bien-être de l’ensemble des salariés.
