Un ancien animateur de l’école Vigée-Lebrun, située dans le 15e arrondissement de Paris, a été condamné le 15 septembre 2026 à cinq ans d’emprisonnement, dont un an ferme et quatre ans avec sursis. La juridiction a prononcé cette décision à l’issue de l’examen des actes reprochés à cet agent au sein de l’établissement scolaire municipal.
L’accusé a été reconnu coupable d’agressions sexuelles perpétrées entre 2022 et 2024 contre neuf fillettes âgées de 5 à 10 ans. Les faits incriminés ont été commis de manière répétée durant les temps de prise en charge périscolaire, ciblant des enfants scolarisées dans cette école élémentaire de la capitale.
La peine d’un an de prison ferme sera effectuée sous aménagement de peine avec port d’un bracelet électronique. Cette disposition permet l’exécution de la sanction privative de liberté hors d’un centre pénitentiaire, sous le contrôle strict des services pénitentiaires d’insertion et de probation.
Le jugement inclut également une interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique, un suivi socio-judiciaire d’une durée de dix ans et une interdiction formelle d’entrer en contact avec des mineurs. Le condamné fait en outre l’objet d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
Une sanction inédite face à la multiplication des dossiers
Cette condamnation marque la première peine de prison ferme infligée à un animateur périscolaire depuis la mise au jour des dossiers de violences dans les écoles et crèches parisiennes. Les magistrats et services d’enquête restent saisis d’un contentieux d’envergure, avec plus de 200 enquêtes actuellement en cours sur des faits signalés dans les structures de la ville.
