Plusieurs dizaines de marins-pêcheurs ont bloqué dès le milieu de la nuit, mardi 15 septembre 2026, les voies d’accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Simultanément, des opérations similaires ont paralysé plusieurs installations portuaires à Sète, marquant une mobilisation d’envergure sur la côte méditerranéenne française.
Les professionnels de la mer protestent contre la flambée des prix du carburant, qui fragilise l’équilibre financier de leurs navires. Ils dénoncent également l’alourdissement continu de leurs charges d’exploitation, combiné au poids jugé excessif des contraintes réglementaires et administratives imposées à leur profession.
À Fos-sur-Mer, le blocus a provoqué l’immobilisation de plusieurs dizaines de camions-citernes aux abords du dépôt pétrolier. Les forces de l’ordre sont intervenues en cours de matinée pour déloger les manifestants, évacuant le barrage après des heurts avec les CRS et l’usage de tirs de gaz lacrymogènes.
Sur le fond, les manifestants soulignent l’inadéquation de certaines réglementations européennes avec les réalités de la pêche locale. Le mécontentement se focalise en particulier sur l’application de fermetures temporaires de pêche obligatoires qui ne font l’objet d’aucune indemnisation financière pour compenser les pertes de revenus des équipages.
Mobilisation des comités méditerranéens et demande d’audience
Face à cette dégradation, les comités des pêches de la façade méditerranéenne réclament un allègement immédiat des contraintes normatives et le déploiement d’aides financières d’urgence. Les représentants syndicaux sollicitent une audience formelle auprès du ministère chargé de la Mer pour négocier des mesures de soutien à la filière.
