Un homme de 71 ans et son épouse de 69 ans, anciens assistants familiaux résidant à Rohrbach-lès-Bitche en Moselle, ont été mis en examen le 21 août 2026 par un juge d’instruction du tribunal de Sarreguemines. Le couple se trouve ainsi visé par une information judiciaire d’envergure portant sur des agissements survenus dans le cadre de leurs fonctions d’accueil passées.
Le mari est mis en examen pour des crimes et délits graves, à savoir des viols, des agressions sexuelles, des tentatives de viols ainsi que des faits de corruption de mineurs. Son épouse est pour sa part poursuivie pour non-dénonciation de mauvais traitements, la justice lui reprochant de ne pas avoir alerté les autorités sur les exactions imputées à son conjoint.
Les investigations approfondies ont permis d’identifier 26 victimes potentielles, dénombrant quatorze garçons et douze filles. Ces jeunes gens ont été identifiés parmi une cinquantaine d’anciens mineurs confiés par les services sociaux et accueillis sous le toit du couple mosellan sur une période de près de vingt ans, entre 1997 et 2016.
Cette vaste procédure avait été déclenchée en 2022 à la suite du dépôt de plainte formel d’une ancienne enfant accueillie dans cette structure familiale. La plaignante avait dénoncé auprès des enquêteurs des actes répétés de violences habituelles ainsi que des faits de corruption de mineurs commis durant son placement chez les deux suspects.
Contestation des charges et contrôle judiciaire
Confrontés aux accusations, les deux mis en cause contestent l’intégralité des faits qui leur sont reprochés. Initialement placés en détention provisoire à l’issue de leurs auditions, ils ont interjeté appel de la mesure et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire par un arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Metz.
