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dimanche 25 octobre 2026
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Economie · France

Morbihan : reprise historique du chantier naval du Guip par Penhap Bois Océan

Le célèbre atelier maritime de l'Île-aux-Moines change de mains tout en conservant son équipe d'artisans. Les repreneurs entendent conjuguer patrimoine naval et transition environnementale.

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Morbihan : reprise historique du chantier naval du Guip par Penhap Bois Océan
Photo : Georges Clerc-Rampal (Public domain)
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Le site historique du chantier naval du Guip, implanté dans l’anse de Penhap à l’Île-aux-Moines au cœur du golfe du Morbihan, a été officiellement repris le 1er août 2026 par l’entreprise Penhap Bois Océan. Cette transaction ouvre une nouvelle étape pour cette infrastructure insulaire de premier plan, haut lieu de la charpenterie navale bretonne.

La structure Penhap Bois Océan est désormais codirigée par le tandem composé de Pauline Nouvellon et Nicolas Chanteloup. Soucieux de préserver le capital technique de l’entreprise, les deux repreneurs maintiennent intégralement sur place l’équipe expérimentée de charpentiers de marine, assurant la continuité parfaite des opérations auprès des propriétaires d’embarcations.

Fondé à l’origine en 1976, ce chantier naval s’est imposé au fil des décennies comme une référence emblématique du patrimoine maritime. Ses ateliers se sont spécialisés avec succès dans la construction, la rénovation lourde et l’entretien minutieux de bateaux en bois, ainsi que dans le travail exigeant des gréements traditionnels.

La nouvelle direction compte faire vivre cet héritage tout en adaptant les pratiques aux exigences environnementales actuelles. Le projet d’entreprise vise à poursuivre la sauvegarde intégrale des savoir-faire traditionnels de la charpente navale, tout en y intégrant le développement de procédés techniques et d’une gestion globale résolument plus écologiques.

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Recentrage exclusif sur les ateliers de Brest

Pour le Chantier du Guip, cette cession insulaire marque la fin d’une présence ininterrompue après cinquante ans d’exploitation dans l’anse morbihannaise. Forte de cette transmission, la société bretonne choisit de réorganiser ses forces et recentre désormais l’ensemble de ses activités, de son ingénierie et de ses chantiers sur son atelier historique de Brest, dans le Finistère.