Marine Le Pen a annoncé que la question du logement sera « au cœur » de son projet présidentiel, à l’occasion de son discours de rentrée politique prononcé le dimanche 13 septembre 2026 à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Devant ses partisans réunis dans son fief électoral, la responsable politique a positionné cette thématique comme une priorité absolue pour le scrutin présidentiel à venir.
Pour concrétiser cette orientation, la candidate du Rassemblement national a détaillé un plan global articulé autour de trois piliers fondamentaux. Ce programme vise à libérer la construction neuve, à valoriser le parc immobilier existant et à encourager massivement l’accès à la propriété pour les classes populaires et moyennes.
Sur le plan réglementaire, la leader d’extrême droite s’est engagée à instaurer la priorité nationale pour l’accès aux logements sociaux. Elle a également promis l’abrogation formelle de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), un texte législatif qui impose jusqu’ici aux communes des quotas minimaux stricts de HLM sous peine de sanctions financières.
Le projet défendu comprend également plusieurs mesures coercitives et techniques, au premier rang desquelles figure l’expulsion des familles de délinquants hors du parc HLM. Marine Le Pen propose en outre de rendre obligatoire la portabilité des prêts immobiliers souscrits à des taux favorables afin de débloquer le marché, tout en facilitant la transformation des immeubles de bureaux en logements.
Lancement officiel de la campagne en octobre à Orléans
Cette prise de parole marque la première étape structurante du calendrier électoral de la députée. Marine Le Pen a en effet fixé le lancement officiel de sa campagne présidentielle au 25 octobre 2026 à Orléans, un événement qui se tiendra dans le cadre du prochain congrès du Rassemblement national.
