Le pouvoir d’achat s’impose comme le premier sujet économique à l’approche de la présidentielle de 2027. Deux enquêtes publiées en octobre montrent à la fois le poids de cette préoccupation dans le quotidien et son influence annoncée sur le choix électoral.
Le baromètre Ipsos bva publié le 10 octobre place le pouvoir d’achat en tête des inquiétudes avec 54 % de citations. Il devance l’avenir du système social à 44 %, la dette et les déficits à 33 %, puis la délinquance à 29 %.
Le pessimisme dépasse le seul classement des priorités. Dans cette enquête, 87 % des personnes interrogées anticipent une dégradation du pouvoir d’achat, 91 % se disent pessimistes sur la situation économique du pays et 70 % sur leur situation personnelle.
Un enjeu électoral partagé mais inégalement ressenti
Une seconde étude menée par l’Ifop indique que 90 % des électeurs considèrent le pouvoir d’achat comme important pour leur vote en 2027, dont 49 % le jugent tout à fait important. Cette dernière proportion atteint 61 % chez les sympathisants de La France insoumise comme du Rassemblement national.
L’intensité mesurée est plus faible chez les sympathisants des Républicains à 41 %, du Parti socialiste à 35 % et de Renaissance à 32 %. Ces écarts ne signifient pas que le sujet est absent de ces électorats, puisque la question additionne les réponses très importantes et assez importantes pour atteindre 90 % dans l’ensemble.
Les deux enquêtes reposent sur des échantillons nationaux représentatifs distincts. Ipsos bva a interrogé 1 000 adultes les 7 et 8 octobre, tandis que l’Ifop a interrogé 1 503 adultes en ligne les 6 et 7 octobre selon la méthode des quotas. Ces résultats décrivent un état de l’opinion et ne constituent pas une prévision du scrutin.





