Santé publique France recense 201 cas autochtones d’infection par le virus West Nile dans son bulletin publié le 28 octobre, avec des données arrêtées au 26 octobre. Ce total représente six cas signalés de plus que dans le point précédent. Il s’agit d’un décompte cumulé pour la saison, pas de 201 infections apparues en quelques jours.
Les signalements concernent notamment la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie, l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et la Corse. Le lieu précis d’exposition reste inconnu pour une partie des personnes recensées. Le terme autochtone désigne ici une infection contractée sur le territoire.
La France perd encore 2 000 lits d’hospitalisation en 2025 malgré une hausse dans le publicParmi les cas signalés, 166 personnes présentaient des symptômes et 35 n’en avaient pas, ces dernières ayant été repérées lors du dépistage de dons de sang. Le bulletin compte 79 formes neuro-invasives. Six décès figurent parmi ces formes, mais l’agence précise que les informations disponibles ne permettent pas de les attribuer avec certitude au virus.
Le West Nile, également appelé virus du Nil occidental, suit un cycle différent de celui généralement associé au moustique tigre. L’Institut Pasteur explique qu’il passe des oiseaux à des moustiques du genre Culex, qui peuvent ensuite infecter un humain ou un autre mammifère lors d’une piqûre.
Dans environ 80 % des infections, aucun symptôme n’apparaît, rappelle l’Institut Pasteur. Les personnes qui développent une forme symptomatique peuvent notamment présenter de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. Des complications neurologiques sont possibles et concernent plus particulièrement les personnes âgées ou immunodéprimées.
La prévention repose sur la protection contre les piqûres, avec des vêtements couvrants, des moustiquaires et des répulsifs adaptés. L’Institut Pasteur recommande également de réduire les eaux stagnantes où les moustiques se développent. Il n’existe actuellement ni vaccin humain ni traitement spécifique contre le West Nile.





