L’IGPN enquête sur la grave blessure à la main d’un manifestant de 20 ans à Toulouse, survenue le 24 octobre dans le quartier des Arènes. Le parquet a confirmé à La Dépêche du Midi avoir saisi la police des polices dès le lundi 26 octobre, après le dépôt de plainte du jeune homme.
Cette saisine marque une nouvelle étape dans un dossier d’abord ouvert pour rechercher les causes d’une blessure grave. Le procureur David Charmatz indique que les investigations portent désormais sur des violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique, suivies de mutilation ou d’infirmité permanente. Il précise que cette qualification ne permet pas de préjuger de l’existence d’une infraction.
Le jeune homme, prénommé Tedy, a dû être amputé de deux doigts et reste hospitalisé en raison d’une infection, selon son avocat Yassine Bouzrou. Le Parisien, qui a consulté une plainte visant les forces de l’ordre, avait révélé la démarche le 27 octobre. Le conseil affirme l’avoir déposée la veille auprès du doyen des juges d’instruction.
Il faut toutefois distinguer cette initiative de la procédure confirmée par le parquet. La Dépêche rapporte que le procureur ne confirme pas la démarche annoncée auprès du doyen et rappelle les conditions juridiques auxquelles elle est soumise. La saisine de l’IGPN par le parquet est, elle, confirmée.
L’avocat met en cause l’utilisation de grenades pendant la séquence où son client a été blessé. Cette version demeure une accusation. Le type d’engin éventuellement impliqué et l’origine exacte de la blessure n’ont pas été établis publiquement par l’enquête.
Les faits se sont produits après l’arrivée du cortège syndical du 24 octobre, alors que des affrontements se poursuivaient autour des Arènes. La préfecture avait annoncé dans la soirée la prise en charge d’un homme grièvement blessé à la main, sans en préciser les circonstances.






