L’Allemagne teste jusqu’au vendredi 6 novembre sa réponse à une crise combinant plusieurs années de sécheresse et une chaleur extrême. Commencé le 4 novembre, l’exercice LÜKEX 26 rassemble près de 180 organisations sous la coordination de l’Office fédéral de protection de la population et d’assistance en cas de catastrophe, le BBK.
Les températures pouvant atteindre 45 °C et les cinq années de sécheresse appartiennent au scénario fictif. Les cellules de crise doivent décider comment protéger la population quand plusieurs services sont simultanément sous pression. Dix Länder, des administrations fédérales, des associations de secours et des opérateurs d’infrastructures critiques participent à l’entraînement.
Près de 100 organisations prennent une part active à la simulation. Les autres participent notamment à la préparation, au programme d’accompagnement et au partage des enseignements. Ce décompte distingue donc les structures qui jouent la crise de l’ensemble du réseau associé.
L’enjeu est de coordonner les décisions entre secteurs. En Basse-Saxe, le dispositif examine notamment les tensions sur l’eau potable, les transports et les approvisionnements, ainsi que le maintien des activités agricoles. Les administrations doivent échanger leurs informations et adapter ensemble leurs réponses.
La communication est elle aussi mise à l’épreuve. Le portail officiel de Basse-Saxe décrit un environnement médiatique fermé, avec des journaux télévisés, des articles et des publications sur les réseaux sociaux simulés. Les équipes peuvent ainsi entraîner leur réaction à l’information de crise dans un espace distinct des médias réels.
Les conclusions publiques viendront après l’exercice. Le BBK annonce un premier rapport et des recommandations au premier trimestre 2027, puis une évaluation détaillée au troisième trimestre. Le test en cours doit servir à repérer les faiblesses des circuits de décision et de la coopération entre organismes.
