Gavin Newsom a annoncé jeudi 5 novembre vouloir remplacer les condamnations à mort des 548 détenus concernés en Californie par des peines de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Le gouverneur démocrate présente cette décision comme l’exercice de son pouvoir de clémence.
L’annonce ne signifie toutefois pas que toutes les peines sont déjà modifiées. La Constitution californienne impose l’accord de la Cour suprême de l’État pour les personnes ayant été condamnées à plusieurs reprises pour des crimes. Selon les chiffres du bureau du gouverneur rapportés par Deutsche Welle, 382 commutations doivent ainsi recevoir cet aval. CalMatters précise que quatre des sept juges doivent les approuver.
Le changement recherché porte donc sur la peine encourue, sans prévoir la remise en liberté des prisonniers. Il va plus loin que le moratoire instauré par Newsom en 2019, qui suspendait les exécutions. La dernière exécution en Californie remonte à 2006.
L’annonce suscite des réactions opposées. CalMatters rapporte qu’Anne Marie Schubert, dirigeante de la Criminal Justice Legal Foundation, entend contester les commutations devant la Cour suprême de l’État. L’American Civil Liberties Union, organisation de défense des libertés civiles, salue au contraire l’annonce, selon la BBC.
