La startup française Arlequin AI a annoncé le 10 septembre 2026 le bouclage d’une levée de fonds en Série A d’un montant de 28 millions d’euros. Cette opération financière d’envergure est co-menée par les sociétés de capital-risque Redalpine et OTB Ventures. Le tour de table intègre également le Fonds Innovation Défense, piloté par la banque publique Bpifrance, avec la participation directe de l’homme d’affaires Xavier Niel.
L’entreprise technologique a été cofondée en 2024 par Hugo Micheron, enseignant-chercheur à Sciences Po Paris spécialisé dans l’analyse et l’étude du djihadisme, en binôme avec l’ingénieur de recherche Antoine Jardin. Cette alliance associe l’expertise académique en sciences sociales et les compétences pointues en ingénierie logicielle afin d’apporter des réponses novatrices au traitement des données sensibles.
Sur le plan technique, Arlequin AI développe des réseaux neuronaux topologiques (TNN). Cette architecture d’intelligence artificielle se positionne comme une alternative originale et concurrente aux grands modèles de langage (LLM) traditionnels. Le système a été pensé et dimensionné pour cartographier les interconnexions complexes et invisibles nichées au cœur de volumes massifs de données hétérogènes, souvent inexploitables par les algorithmes conventionnels.
Dans le sillage immédiat de cette annonce financière, Hugo Micheron est intervenu publiquement pour détailler les ambitions de la société. Le cofondateur était l’invité de l’émission de décryptage « Recto Verso », présentée par le journaliste Nicolas Demorand sur l’antenne de France Inter, le samedi 12 septembre 2026. L’occasion pour le chercheur de revenir sur l’émergence de son entreprise et les défis posés par la modélisation mathématique.
Des débouchés stratégiques au service du secteur régalien
La plateforme opérationnelle mise au point par Arlequin AI oriente prioritairement ses cas d’usage vers des secteurs stratégiques et régaliens critiques. La technologie est ainsi déployée pour répondre aux impératifs de sécurité nationale, soutenir la lutte contre la désinformation, accélérer les enquêtes criminelles judiciaires et fiabiliser la détection des circuits complexes de fraudes financières.





