Les sauniers réunis au sein de la Coopérative de sel de l’île de Noirmoutier ont achevé une récolte d’une ampleur inédite au terme de la saison estivale 2026. Au total, 5 585 tonnes de sel marin ont été extraites des œillets du bassin vendéen, dépassant nettement la barre symbolique des 5 500 tonnes attendue par les exploitants de la zone.
Ce tonnage représente un record historique absolu pour l’île de Vendée depuis la création de la coopérative. La moisson estivale surpasse de 500 à 600 tonnes les niveaux records déjà exceptionnels atteints en 2022, redéfinissant ainsi les standards de rendement maximal connus sur les marais salants du littoral insulaire.
Cette performance découle directement d’un alignement de conditions météorologiques parfaites observées sur l’ensemble de la façade océanique. Les bassins de décantation et de cristallisation ont profité de températures élevées et durables, renforcées par un ensoleillement continu et des séquences de vent régulières qui ont grandement accéléré les cycles naturels d’évaporation de l’eau de mer.
Cette abondance inespérée permet aux producteurs locaux de respirer financièrement et logistiquement après un exercice 2024 dramatique. Les sauniers avaient alors subi une pluviométrie incessante tout au long des mois d’été, entraînant la saturation des marais et réduisant la production de sel à une valeur pratiquement nulle sur l’ensemble de l’île.
Un dynamisme similaire sur le littoral de Guérande
Le phénomène dépasse le seul périmètre noirmoutrin pour englober les autres bassins salicoles de la région. Dans les célèbres marais salants de Guérande, situés plus au nord en Loire-Atlantique, les paludiers ont enregistré une dynamique analogue en égalant le volume historique engrangé lors de la prolifique saison 2022.
