Deux ans après la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques de Paris tenue le 8 septembre 2024, l’heure est au premier grand bilan d’étape. La présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), Marie-Amélie Le Fur, a dressé un état des lieux précis des retombées de la compétition, articulé autour de l’héritage sportif et des chantiers prioritaires liés à l’accessibilité.
Dans le sillage de l’événement parisien, la France réaffirme des objectifs de très haut niveau pour l’échéance des Jeux de Los Angeles 2028. Après avoir validé son intégration dans le top 8 des nations à Paris 2024, le mouvement paralympique tricolore maintient son ambition majeure : se hisser durablement dans le top 5 mondial lors de la prochaine édition américaine.
Les résultats sportifs récents confortent cette trajectoire sur la scène continentale. À l’été 2026, l’équipe de France a ainsi remporté le titre lors du Championnat d’Europe de cécifoot, confirmant son statut au plus haut niveau. La compétition a suscité un engouement populaire notable, réunissant une audience moyenne de 9 millions de téléspectateurs sur les antennes de France Télévisions.
Le développement de la pratique de proximité constitue l’autre volet central de cette dynamique. Désormais, plus de 6 600 structures sportives figurent au répertoire du « HandiGuide », marquant une nette progression par rapport aux 1 500 établissements recensés en 2022. Ce réseau élargi ne représente toutefois qu’environ 4 % des 180 000 clubs sportifs en activité sur le sol français.
Des financements ciblés pour l’accès aux équipements
Afin de soutenir cette structuration et de faciliter l’accueil des pratiquants en situation de handicap, des moyens financiers spécifiques restent mobilisés. L’enveloppe accessibilité gérée par l’Agence nationale du sport (ANS) s’élève ainsi à 2,5 millions d’euros pour l’année 2026, un budget fléché vers l’achat de matériel parasportif adapté et la mise en service de solutions de transports dédiés.
