Une vidéo révélée par l’hebdomadaire Le Canard enchaîné met directement en cause l’aumônier militaire du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa). Les images enregistrées montrent l’homme d’Église tenant des propos à caractère politique particulièrement explicites lors d’une messe célébrée en octobre 2025 dans l’enceinte de la cathédrale de Carcassonne.
Prononcée devant des militaires réunis en uniforme pour l’occasion, l’homélie du prêtre a rapidement pris les allures d’un réquisitoire idéologique. L’aumônier s’en est vivement pris aux « gauchistes », a dénoncé avec virulence les dirigeants actuels de l’État et a ouvertement évoqué des thèses faisant référence à la théorie controversée du « grand remplacement ».
La diffusion publique de ces déclarations a immédiatement déclenché une vive polémique nationale dans le paysage politique français. Face à cette prise de parole, plusieurs responsables et élus de différents bords ont exprimé leur indignation, dénonçant une atteinte manifeste au principe républicain de neutralité des armées et réclamant des sanctions disciplinaires rapides contre l’ecclésiastique.
Plusieurs personnalités politiques locales assistaient à cette messe parmi les fidèles réunis dans l’édifice religieux. Christophe Barthès, actuel maire de Carcassonne élu sous l’étiquette du Rassemblement national, était notamment présent au premier rang de la nef lors de cette célébration au cours de laquelle ces attaques ont été prononcées.
Des avertissements formels de la hiérarchie cléricale
L’émoi provoqué par ces propos prolonge des dissensions déjà apparues au sein de l’encadrement pastoral. Selon des sources religieuses, l’aumônier du régiment parachutiste avait déjà fait l’objet de plusieurs recadrages formels de la part de sa propre hiérarchie à la suite de cette intervention en chaire, avant que l’enregistrement ne soit divulgué publiquement.
