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lundi 12 octobre 2026
Culture · France

Depuis 1953, la Patrouille de France construit son identité dans le ciel

Née officiellement après un meeting à Alger, la formation acrobatique vole aujourd’hui sur huit Alpha Jet depuis sa base de Salon-de-Provence.

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Deux Alpha Jet de la Patrouille de France en vol avec des fumées bleue et rouge.
Kilyann Le Hen — CC BY 4.0 — Source

La Patrouille de France porte officiellement son nom depuis 1953, année où quatre F-84 ont marqué un meeting aérien à Alger. Plus de sept décennies plus tard, la formation acrobatique de l’armée de l’Air et de l’Espace reste installée sur la base 701 de Salon-de-Provence.

Son histoire remonte aux premières démonstrations de voltige en formation organisées à Étampes au début des années 1930. Le nom actuel s’impose après la prestation du 17 mai 1953, lorsque le commentateur Jacques Noetinger salue en direct la « Patrouille de France ». L’appellation est adoptée dans les mois suivants.

L’unité de Salon-de-Provence reprend la mission en 1964. Elle passe à l’Alpha Jet en 1981 avec sept appareils, puis à huit avions dès 1982. Cette configuration est devenue l’une de ses signatures visuelles, complétée par les fumées bleu, blanc et rouge.

Derrière les pilotes, l’équipe réunit environ 65 personnes. Mécaniciens, spécialistes des opérations, photographes et personnels logistiques préparent les démonstrations et assurent le suivi des appareils. L’entraînement se déroule principalement d’octobre à avril, parfois à raison de deux vols par jour selon l’office de tourisme de Salon-de-Provence.

Les évolutions imposent une coordination millimétrée à plusieurs centaines de kilomètres par heure. Elles reposent sur des mois de répétitions avant la saison des meetings, lorsque la formation représente l’armée de l’Air et de l’Espace en France et à l’étranger.

Photo d’archive prise au meeting de La Ferté-Alais en 2025. Crédit Kilyann Le Hen, licence CC BY 4.0.