La cour d’appel de Lyon a confirmé le 10 septembre 2026 la condamnation de l’ancien maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau à une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme. La juridiction d’appel a assorti cette décision d’un mandat de dépôt immédiat, actant le placement sous écrou direct de l’ex-élu dès l’issue de l’audience.
Les magistrats ont également choisi de durcir la répression sur le plan politique en portant l’inéligibilité de l’ancien édile de cinq à dix ans. La cour d’appel a en outre confirmé le volet financier du premier jugement en maintenant l’amende de 50 000 euros infligée à l’ancien premier magistrat stéphanois.
Victime directe des pressions, l’ancien premier adjoint Gilles Artigues a accueilli ce délibéré avec gravité. Réagissant à l’issue du verdict, il a déclaré qu’il s’agit d’un « point final » judiciaire indispensable, estimant que cette décision permettra désormais à chacun de tourner la page et de se reconstruire.
Ce dossier politico-judiciaire repose sur un piège et un chantage politique orchestrés contre Gilles Artigues pour entraver son parcours municipal. Les faits trouvent leur origine dans une vidéo intime tournée à son insu dans une chambre d’hôtel parisien en janvier 2015 en compagnie d’un prostitué, support ensuite utilisé comme moyen de pression.
Un pourvoi en cassation annoncé par la défense
Gaël Perdriau clame pour sa part toujours son innocence dans cette machination et conteste l’intégralité des infractions reprochées. Dès l’énoncé de l’arrêt, son avocat a fait part de son intention de former immédiatement un pourvoi en cassation afin d’attaquer la validité de la décision rendue en appel.
