Le Comité exécutif de la Fédération française de football (FFF), réuni jeudi 10 septembre 2026 sous l’égide de son président Philippe Diallo, a voté à l’unanimité le retrait officiel de son soutien à Gianni Infantino pour la présidence de la Fifa. Cette prise de position unanime officialise une rupture majeure entre l’instance dirigeante du football tricolore et le patron de l’organisation internationale.
Après avoir initialement apporté son appui au président sortant fin juin 2026, la FFF a motivé son revirement par une série de désaccords majeurs portant sur la gouvernance et le manque de transparence de la Fifa. L’instance française conteste ouvertement les méthodes de gestion et les arbitrages stratégiques adoptés par le sommet de l’organisme basé à Zurich.
La crise a éclaté à la suite d’un projet controversé, baptisé FIFA Forward Enterprise, visant à ouvrir 20 % du capital d’une filiale commerciale gérant les droits du Mondial à des investisseurs privés. Cette initiative financière avait déclenché de vives oppositions institutionnelles avant d’être finalement retirée début août 2026 face à la contestation menée par l’UEFA.
Ce désengagement français intervient alors que l’échéance électorale approche pour la direction du football mondial. L’élection pour la présidence de l’instance mondiale du football est prévue le 18 mars 2027 lors du congrès de la Fifa à Rabat, au Maroc, avec un délai de déclaration des candidatures fixé au 18 novembre 2026.
Une fronde européenne grandissante
Par ce désaveu public, la France rejoint d’autres associations européennes telles que les fédérations italienne, suédoise, écossaise, galloise et belge, qui ont également retiré leur soutien à la candidature de Gianni Infantino. Ce mouvement de défiance coordonné fragilise l’assise du dirigeant italo-suisse sur le continent européen à l’approche de la clôture des candidatures.



