Le projet de loi de finances pour 2027, déposé jeudi 1er octobre à l’Assemblée nationale, prévoit une nouvelle phase de réduction du déficit public. Parmi les mesures détaillées par le gouvernement figurent la non-revalorisation des aides personnalisées au logement (APL) et de la prime d’activité en 2027.
Le texte prévoit en revanche de maintenir l’indexation sur l’inflation pour plusieurs prestations destinées aux ménages les plus fragiles, notamment le RSA, l’allocation aux adultes handicapés et le minimum vieillesse.
Un gel ciblé de plusieurs prestations
Dans son exposé général, le gouvernement indique vouloir « modérer le rythme des dépenses sociales » sans toucher aux populations les plus modestes. Les APL et la prime d’activité font partie des prestations dont la revalorisation serait suspendue en 2027.
Le projet prévoit également un traitement différencié des pensions. Certaines pensions ne seraient pas revalorisées au même rythme que l’inflation, tandis que les retraités aux revenus les plus faibles seraient préservés.
Le plafond de l’abattement fiscal des retraités abaissé
L’article 3 du projet de loi de finances prévoit de ramener à 3 000 euros le plafond de l’abattement d’impôt sur le revenu applicable aux pensions de retraite. Cette disposition fait partie des mesures fiscales intégrées au texte présenté par le ministère de l’Économie.
Le projet de budget doit maintenant être examiné en commission puis en séance publique à l’Assemblée nationale. Son contenu peut donc encore évoluer au cours de la procédure parlementaire.





