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jeudi 1 octobre 2026
Culture · France

Louis de Funès : Sa petite-fille Julia dénonce le mépris historique de l’élite intellectuelle

Sur le plateau de Public Sénat, Julia de Funès a fustigé le fossé historique entre la ferveur populaire suscitée par son grand-père et le dédain durable des cercles intellectuels parisiens.

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Louis de Funès : Sa petite-fille Julia dénonce le mépris historique de l'élite intellectuelle
Photo : UnknownUnknown (Public domain)

Invitée par la journaliste Rebecca Fitoussi sur le plateau de l’émission « Un monde, un regard », diffusée sur la chaîne Public Sénat, la philosophe et autrice Julia de Funès a livré une analyse détaillée sur la carrière cinématographique de son illustre grand-père, le comédien Louis de Funès.

Au micro de la chaîne parlementaire, Julia de Funès a notamment tenu à souligner ce qu’elle qualifie d’« ironie de la vie » au sujet de la trajectoire professionnelle de l’acteur. Elle a mis en évidence le paradoxe d’avoir bénéficié d’un immense succès populaire auprès de millions de spectateurs, tout en restant constamment boudé par l’intelligentsia et les cercles critiques parisiens de son vivant.

Cette fracture entre l’adhésion du grand public et le rejet des observateurs s’est particulièrement vérifiée au cours des décennies 1960 et 1970. Durant cette période faste au box-office, le cinéma de Louis de Funès était régulièrement éreinté par une partie de la critique intellectuelle de l’Hexagone, emmenée notamment par les écrits de Jean-Louis Bory dans les colonnes du journal Le Nouvel Observateur.

En dépit de son impact culturel retentissant, la reconnaissance institutionnelle accordée à l’acteur s’est concrétisée très tardivement dans l’histoire culturelle française. Cette consécration officielle est notamment survenue en 2020 avec la grande exposition patrimoniale consacrée à l’ensemble de son œuvre cinématographique au sein de la Cinémathèque française.

Dédain culturel et vulgarisation

Établissant un pont avec sa propre discipline, Julia de Funès a dressé un parallèle direct entre ce mépris de l’élite envers le comique populaire et les réticences manifestées par le sérail universitaire envers la vulgarisation philosophique auprès du grand public, pointant du doigt une méfiance similaire envers l’accès populaire aux idées et aux arts.