À Dijon, plusieurs ménages interrogés par ICI Bourgogne disent avoir réduit leurs dépenses de viande, de poisson, de carburant et de loisirs face à la hausse des prix. La progression annuelle des prix atteint 3 %, selon les données citées dans le reportage diffusé vendredi 2 octobre.
Sur le parking d’une grande surface dijonnaise, des retraités et des familles expliquent arbitrer davantage leurs achats alimentaires et leurs déplacements. Plusieurs témoignages font état d’un recours accru aux produits premiers prix et d’une réduction de l’usage de la voiture.
La viande et les déplacements parmi les premiers postes réduits
Joël, retraité avec 1 400 euros par mois, explique ne plus acheter de viande tous les jours. Sylvain, qui dispose d’une pension de 900 euros, dit limiter fortement ses déplacements en voiture en raison du coût du carburant.
Anne-Marie, salariée dans les écoles et mère de deux enfants, affirme que son foyer doit calculer ses dépenses dès la troisième semaine du mois malgré deux revenus. D’autres habitants interrogés disent également avoir réduit les vacances et les achats non indispensables.
Un pouvoir d’achat sous pression
Ces témoignages locaux illustrent la manière dont la hausse des prix modifie concrètement les habitudes de consommation. L’alimentation, l’énergie et les transports restent les postes sur lesquels les ménages interrogés disent effectuer les arbitrages les plus rapides.





