Nina Tonji a modifié un mot du refrain de La Marseillaise avant le premier match de saison régulière de NFL organisé en France, dimanche 25 octobre au Stade de France. L’artiste a chanté « qu’un sang uni » à la place de « qu’un sang impur », une variation qui a entraîné des critiques sur les réseaux sociaux.
La séquence précédait la rencontre entre les Pittsburgh Steelers et les New Orleans Saints à Saint-Denis. Franceinfo et Le Parisien rapportent tous deux le changement entendu pendant la prestation. La vidéo de l’hymne a également été diffusée par la NFL sur son compte.
Les commentaires relayés après le match portent notamment sur le respect du texte et sur le sens donné à cette substitution. Ils ne constituent pas une mesure représentative de l’opinion des spectateurs. Le Parisien relève aussi des messages défendant la chanteuse, au milieu de réactions souvent hostiles.
Dans les informations publiées lundi à la mi-journée, aucune explication de Nina Tonji sur ce choix n’est rapportée. Il n’est donc pas possible de lui attribuer un message politique précis à partir de ce seul mot. Franceinfo indiquait également que la NFL n’avait pas commenté cette modification.
Le texte du refrain présenté sur le site de l’Élysée conserve le mot « impur ». La présidence rappelle que Rouget de Lisle a composé ce chant à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, sous le titre Chant de guerre pour l’armée du Rhin, après l’entrée en guerre de la France contre l’empereur d’Autriche.
Le morceau a ensuite été repris par les fédérés marseillais avant de devenir chant national en 1795. La IIIe République l’a choisi comme hymne national en 1879. Ce statut figure aujourd’hui à l’article 2 de la Constitution de 1958.






