Laurent Lafitte a reçu un Chabrol d’honneur samedi 17 octobre au Croisic, lors de la cérémonie qui a refermé la vingtième édition du festival De la Page à l’Image. La distinction salue l’invité d’honneur d’un rendez-vous consacré aux liens entre littérature et cinéma.
L’édition 2026 s’est déroulée du 10 au 17 octobre. Elle a marqué un changement d’échelle pour le festival, organisé pour la première fois à la fois au Croisic et à Guérande. Les deux communes de Loire-Atlantique ont ainsi partagé projections, rencontres et rendez-vous autour des adaptations littéraires.
La présence de Laurent Lafitte avait été annoncée en amont par la ville de Guérande, avec la remise du prix prévue pendant la clôture. Le comédien et réalisateur succède à une série de personnalités accueillies par un festival qui revendique depuis vingt ans le dialogue entre texte et écran.
Le Chabrol d’honneur porte le nom de Claude Chabrol, dont le cinéma reste étroitement associé au festival. La récompense ne correspond pas à un prix attribué à un film en compétition. Elle distingue une carrière et inscrit la soirée de clôture dans la tradition d’hommage du rendez-vous croisicais.
Une édition partagée entre deux villes
L’arrivée de Guérande dans le programme est l’autre fait marquant de cet anniversaire. Le festival a conservé son ancrage historique au Croisic tout en proposant une partie de ses activités dans la cité voisine. Cette extension a permis de rapprocher les séances et rencontres de nouveaux publics de la presqu’île.
Le programme s’est construit autour d’œuvres passées du livre au grand écran. Cette ligne éditoriale donne une place centrale aux auteurs, cinéastes et interprètes, avec des échanges destinés à éclairer les choix d’adaptation. La cérémonie du 17 octobre a clos huit jours de projections et de rencontres.
La distinction remise à Laurent Lafitte intervient au terme d’une édition anniversaire, vingt ans après la création du festival. Le rendez-vous doit désormais mesurer les effets de son implantation sur deux communes, tandis que Le Croisic demeure son port d’attache et le lieu de la clôture.





