La collaboration LHCb a annoncé le 3 novembre au CERN avoir trouvé des indices d’une désintégration de particule attendue environ une fois sur dix milliards. Un méson Bd, contenant un quark beauté et un antiquark down, se transforme en deux muons, des particules apparentées à l’électron mais plus lourdes.
La nuance est essentielle. L’analyse atteint une signification statistique de 3,2 écarts types en réunissant plusieurs périodes de collecte. Le seuil habituel pour établir des indices est de trois, tandis qu’une observation confirmée en exige cinq. De nouvelles données seront donc nécessaires pour franchir cette seconde étape.
Le résultat est compatible avec le modèle standard, qui décrit les particules et leurs interactions. Il ne constitue donc pas l’annonce d’une nouvelle particule. Son intérêt réside dans la précision du test effectué sur un phénomène particulièrement difficile à mesurer.
De telles désintégrations peuvent être influencées par d’autres particules, y compris trop lourdes pour être produites directement dans les collisions du LHC. Les mesurer permet ainsi de restreindre les possibilités laissées aux théories qui prolongent le modèle standard.
Cette analyse combine les mesures de 2024 et 2025 avec celles recueillies entre 2011 et 2018. Selon le CERN, la modernisation de LHCb en 2024 a multiplié par cinq le rythme de collecte des données, tout en améliorant l’identification des particules.
