Air Corsica a immobilisé cinq ATR 72-600 de sa flotte par mesure de précaution après plusieurs signalements d’odeurs inhabituelles, notamment dans les postes de pilotage. Les appareils ont été retirés de l’exploitation depuis la mi-septembre.
La compagnie indique poursuivre les investigations techniques avec ATR, Pratt & Whitney Canada et Liebherr afin d’identifier précisément l’origine des phénomènes observés.
Cinq appareils sur une flotte de treize
Air Corsica exploite actuellement treize avions, dont sept ATR 72-600 et six Airbus A320. L’immobilisation concerne donc une part importante de la flotte utilisée sur les liaisons régionales entre la Corse et le continent.
Pour maintenir les rotations, la compagnie a affrété des avions auprès d’autres opérateurs, notamment Chalair, Air Caraïbes et Amelia.
Des coûts supplémentaires importants
Le président du directoire d’Air Corsica estime à environ 2 millions d’euros par mois le coût de la situation actuelle. Cette crise intervient alors que la compagnie mène déjà un plan de départ volontaire portant sur 70 postes d’ici 2027.
Deux syndicats de pilotes ont également déposé un préavis de grève du 9 au 16 octobre.





