Soixante-dix personnes ont été interpellées à Nantes samedi 24 octobre lors de la mobilisation contre la vie chère, selon le bilan préfectoral rapporté dans la soirée par Actu44. Deux autres interpellations ont eu lieu à Saint-Nazaire, portant le total départemental à 72.
Ce décompte est plus tardif que celui de 41 interpellations communiqué à 18 h 45 et repris dans le direct du Monde. Il décrit l’évolution du bilan au cours de la soirée, sans que ces chiffres puissent être additionnés. Les interpellations ne préjugent pas des suites judiciaires.
Le rassemblement avait commencé sur l’île de Nantes, en dehors du périmètre où les manifestations non déclarées étaient interdites. Force ouvrière avait appelé à se retrouver à 13 heures place de la République, après l’interdiction du rendez-vous initial au Miroir d’eau.
Une partie du cortège a ensuite rejoint le centre-ville. Les journalistes de l’AFP ont décrit des heurts entre des groupes de manifestants lançant des projectiles et les forces de l’ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et un canon à eau. La préfecture a signalé des dégradations et des pillages dans un commerce, où six personnes ont été interpellées.
Dans son bilan du soir, le préfet Laurent Hottiaux a également fait état de tirs de mortiers, de jets de pavés et de cocktails Molotov. Ces faits sont rapportés par les autorités et ne concernent pas l’ensemble des participants. Deux blindés Centaure et un engin lanceur d’eau ont été engagés à Nantes.
La situation a été différente dans les autres communes du département. Selon le bilan préfectoral repris par Actu44, les cortèges de Saint-Nazaire, Châteaubriant, Ancenis et Clisson se sont déroulés dans le calme hors des zones interdites.






