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mercredi 21 octobre 2026
Environnement · France

À Hyères, des chèvres remplacent les débroussailleuses sur les terrains difficiles

L’association Bêle Colline développe dans le Var un écopâturage encadré par des bergers pour entretenir les espaces verts et réduire la végétation combustible.

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Des moutons et des chèvres pratiquent l'écopâturage dans un espace vert urbain
Lamiot / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

À Hyères, dans le Var, l’association Bêle Colline propose de confier l’entretien de certains terrains à un troupeau de chèvres plutôt qu’à des machines. Fondée par la bergère Ninon Megglé, la structure intervient auprès de collectivités, d’entreprises et de propriétaires privés sur des espaces où la végétation doit être contenue.

Le principe repose sur l’écopâturage. Les animaux consomment une partie de l’herbe, des broussailles et des jeunes pousses, ce qui limite le recours aux débroussailleuses sur les zones adaptées. La méthode peut être particulièrement utile sur les parcelles pentues, irrégulières ou difficiles d’accès pour du matériel mécanique.

Chaque intervention commence par une évaluation du site. L’association vérifie la surface, la végétation, les accès et les contraintes de sécurité avant d’installer des clôtures mobiles et un enclos nocturne. Le troupeau reste suivi par un berger, et un travail manuel complémentaire peut être nécessaire lorsque les chèvres ne suffisent pas à atteindre le niveau d’entretien recherché.

Dans le Var, la maîtrise de la végétation a aussi une dimension de prévention des incendies. L’écopâturage peut contribuer à réduire la quantité de matière combustible, mais il ne remplace pas automatiquement les obligations légales de débroussaillement. Son emploi dépend du terrain, de la saison et du plan d’intervention défini avec le propriétaire.

Bêle Colline présente également cette pratique comme un moyen de maintenir une activité pastorale au contact des zones urbaines. Le passage du troupeau rend visible le travail du berger et crée un lien direct avec les habitants, tout en évitant le bruit et les émissions immédiates d’un engin thermique pendant l’entretien.

L’association ne vend donc pas une solution uniforme. Elle adapte la taille du troupeau et la durée de pâturage à chaque parcelle, puis complète le passage des animaux lorsque la configuration du lieu l’exige. Cette approche encadrée distingue l’écopâturage d’une simple mise à disposition de chèvres.