À Florensac, Mathieu et Julie élèvent aujourd’hui une cinquantaine de porcs, truies et porcelets Duroc sur huit hectares. Leur ferme, construite progressivement depuis quatre ans, associe cinq enclos de plein air, une parcelle de vigne et la transformation de la viande.
Ancien gendarme, Mathieu a repris des études agricoles avant de lancer l’élevage. Julie, viticultrice, poursuit de son côté l’activité transmise par son père. Le couple a réaménagé les terrains et installé les animaux par étapes, selon un reportage publié ce lundi par ICI Hérault.
Les porcs restent environ un an sur l’exploitation. Mathieu assure les naissances, l’alimentation et le suivi du troupeau avant l’abattage, puis participe à la transformation et à la vente directe organisée une fois par mois.
Le nourrissage quotidien n’est qu’une partie de la charge. Les clôtures, les arbres et les espaces boisés doivent être entretenus toute l’année, tout comme les différents enclos. Pour les élevages porcins en plein air, la réglementation impose aussi des dispositifs empêchant tout contact direct avec les sangliers sauvages.
Cette organisation laisse peu de coupures au couple. La présence permanente des animaux, la vigne et la préparation des produits transforment le projet agricole en rythme de vie autant qu’en activité professionnelle.
Photo d’archive d’un porc Duroc, sans lien direct avec l’exploitation de Florensac. Crédit Homoatrox, licence CC BY-SA 3.0.





