Stéphane, éleveur d’ovins originaire des Vosges et candidat marquant de la saison 19 de L’amour est dans le pré, a dévoilé avoir été atteint de la maladie de Lyme, une infection transmise par les tiques aux symptômes souvent fluctuants. Dès sa diffusion télévisuelle, son comportement réservé et son attitude jugée sévère avaient suscité réactions et interrogations : il explique aujourd’hui que ces manifestations s’inscrivaient dans un long combat contre une pathologie longtemps méconnue et difficile à diagnostiquer.
Sur le plan sentimental, son passage dans l’émission avait été suivi de près. Il avait accueilli à la ferme Vanessa et Nathaly, deux prétendantes avec lesquelles il espérait établir une relation durable. Les images ont montré une communication limitée et une certaine distance émotionnelle, éléments qui ont freiné l’instauration d’un lien plus intime entre eux.
Hors caméra, les échanges ont été décisifs. Selon ses confidences, il a informé Vanessa et Nathaly qu’il les percevait davantage comme des amies que comme des partenaires potentielles, franchise qui a conduit à la fin rapide de la cohabitation. Il évoque également des refus de participer à certaines activités de la ferme, éléments non diffusés qui ont contribué à refroidir l’atmosphère durant cette période.
Une maladie longtemps mal comprise
Stéphane raconte que les premiers signes datent de 2007 : fatigue persistante, troubles de l’humeur et perte d’énergie qui, pendant des années, ont dérouté les médecins. Face à des symptômes vagues et fluctuants, les professionnels de santé avaient d’abord orienté le diagnostic vers une dépression, d’autant plus plausible selon eux en raison d’un contexte personnel marqué par une rupture amoureuse.
Il confie : « J’avais toujours l’impression d’être en dépression ». Ce sentiment durable a affecté son quotidien et sa perception de lui-même jusqu’au jour où le diagnostic réel a été posé : la maladie de Lyme. Les symptômes de cette infection — douleurs, fatigue chronique, troubles neuropsychiques possibles — peuvent imiter d’autres pathologies, ce qui complique la reconnaissance précoce et le traitement approprié.
La confirmation du diagnostic a constitué un tournant. Elle a apporté des explications sur des années de souffrance mais a aussi entraîné des contraintes nouvelles dans sa vie professionnelle et personnelle. Confronté à une forme chronique de la maladie, il a dû repenser son rythme de travail et sa gestion de la ferme.
Agriculteur habitué à un rythme soutenu, il dit avoir choisi de « rétrécir l’activité » : moins d’animaux et une charge de travail réduite pour ménager sa santé. Ce réaménagement a nécessité une adaptation psychologique importante, l’obligeant à accepter qu’il ne peut plus assumer le même niveau d’engagement physique et mental qu’auparavant.
Il explique aussi la perte d’une partie de la combativité qui le caractérisait autrefois, une évolution qu’il a apprise à gérer au fil du temps. « C’est un truc difficile à gérer. Maintenant je sais que je vis avec », ajoute-t-il, témoignant d’un rapport apaisé mais lucide avec la maladie et ses conséquences sur son quotidien.





