L’ancien tatoueur d’Arras, âgé de 55 ans et jugé depuis le 4 septembre 2026 à Saint-Omer, est décédé le vendredi 11 septembre 2026. La fin brutale de cette audience criminelle très suivie marque un coup d’arrêt soudain pour l’ensemble des parties civiles mobilisées dans ce dossier judiciaire hors norme.
L’accusé avait été retrouvé pendu le jeudi 10 septembre vers 8 heures du matin au sein du centre pénitentiaire de Longuenesse. Alertés immédiatement dans la coursive, les surveillants et les secours médicaux avaient tenté de réanimer le quinquagénaire avant de procéder à son évacuation d’urgence vers un centre hospitalier, où il avait été admis dans un coma profond.
L’homme comparaissait depuis une semaine devant la cour criminelle départementale du Pas-de-Calais afin d’y répondre de faits criminels et délictuels d’une grande gravité. Seize clientes du salon arrageois avaient en effet porté plainte, dénonçant avec précision des viols et des agressions sexuelles répétés qui se seraient produits à l’occasion de séances de tatouage réparties entre 2019 et 2023.
La procureure de la République de Saint-Omer a officiellement confirmé le décès du prévenu survenu à l’hôpital. Cette mort constatée par les autorités judiciaires entraîne formellement et immédiatement l’extinction de l’action publique à l’encontre du suspect, empêchant de fait la juridiction criminelle de rendre une décision sur la culpabilité de l’accusé et refermant le volet pénal de cette affaire.
Une onde de choc pour les plaignantes
Le retentissement des débats judiciaires avait provoqué d’autres révélations ces derniers jours. Une quarantaine de nouveaux signalements émanant de victimes potentielles avaient été transmis aux services de la justice depuis l’ouverture de l’audience, témoignant de l’ampleur insoupçonnée des faits reprochés à l’ancien professionnel avant l’interruption définitive des poursuites.
