Dominique Alderweireld, surnommé « Dodo la Saumure », s’est éteint au centre hospitalier de Tournai, en Belgique, à l’âge de 77 ans, le 25 août 2026. La disparition de cette figure controversée clôt le parcours tumultueux d’un homme qui aura marqué la chronique judiciaire et le monde de la nuit pendant plusieurs décennies.
La nouvelle de son décès a été officiellement confirmée par son ancien avocat en France, Sorin Margulis. Le juriste a déclaré tenir cette information de Béatrice Legrain, l’ex-compagne du défunt, qui avait longtemps partagé la gestion de ses établissements ainsi que ses multiples comparutions devant les juridictions françaises et belges.
L’ancien tenancier d’établissements de prostitution luttait contre d’importantes complications médicales qui avaient affaibli son organisme ces derniers temps. Il souffrait en réalité depuis plusieurs mois d’une grave insuffisance cardiaque, une pathologie lourde qui a fini par l’emporter au sein de l’établissement hospitalier belge où il demeurait sous surveillance médicale.
Dominique Alderweireld avait acquis une très large notoriété médiatique en France lors du retentissant procès de l’affaire dite du Carlton de Lille, organisé en 2015. Au terme de débats particulièrement suivis par la presse internationale, il avait été totalement relaxé des accusations de proxénétisme aggravé aux côtés de l’ancien dirigeant du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.
Condamné pour proxénétisme en Belgique
Exploitant notoire de plusieurs bars et maisons closes situés le long de la frontière franco-belge, le septuagénaire présentait néanmoins un passif pénal bien documenté. La cour d’appel en Belgique l’avait en effet condamné en septembre 2014 à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour proxénétisme, sanctionnant ainsi ses activités commerciales illicites dans le royaume.
