Le 25 août 2026, le ZooParc de Beauval, implanté dans le Loir-et-Cher, a officialisé l’abandon définitif de son projet de Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD). La direction du parc animalier met ainsi un terme à une initiative d’envergure nationale qui devait apporter une réponse concrète au devenir des cétacés maintenus en captivité.
L’équipement avait été pensé pour héberger l’ensemble des cétacés en provenance du Marineland d’Antibes et ceux du parc Planète Sauvage. Ce transfert massif de mammifères marins vers une structure dédiée s’inscrivait dans le cadre d’une sollicitation directe formulée par l’État, en quête de solutions d’accueil spécialisées pour ces animaux.
Le modèle économique du programme a toutefois été profondément déstabilisé par une flambée des dépenses prévisionnelles. Alors que l’enveloppe financière initiale s’établissait entre 25 et 30 millions d’euros, les réévaluations successives ont porté l’investissement global nécessaire à 45 millions d’euros, représentant une hausse budgétaire conséquente.
Sur le plan comptable, le renoncement scelle une perte immédiate pour le ZooParc de Beauval. Les données transmises par la direction confirment que plus de 1,5 million d’euros avaient d’ores et déjà été déboursés pour financer les études de faisabilité technique, les expertises préliminaires ainsi que les démarches préparatoires de conception.
Une série d’obstacles juridiques et techniques
Le dirigeant du parc, Rodolphe Delord, a motivé ce retrait irréversible par la conjonction de plusieurs freins déterminants. Le responsable pointe notamment la multiplication des recours juridiques déposés par des associations d’opposition, la persistance d’incertitudes techniques sur les installations aquatiques et l’absence totale de garantie financière de l’État.
