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lundi 28 septembre 2026
Île-de-France · France

Procès de Rachida Dati : les 900 000 euros de Renault-Nissan au cœur des débats

Le procès de Rachida Dati entre dans sa dernière journée à Paris. Le tribunal doit trancher la nature des 900 000 euros versés par une filiale de Renault-Nissan.

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Le procès de Rachida Dati dans l’affaire Renault-Nissan entre ce lundi 28 septembre 2026 dans sa dernière journée devant le tribunal correctionnel de Paris. L’ancienne garde des Sceaux, qui conteste les faits, est notamment poursuivie pour corruption passive et trafic d’influence passif à propos de 900 000 euros versés entre 2010 et 2012 par RNBV, une filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan.

Au cœur du dossier, une question précise : ces sommes rémunéraient-elles un véritable travail d’avocate ou masquaient-elles une activité de lobbying liée à son mandat de députée européenne ? Rachida Dati affirme avoir fourni des prestations juridiques sur la stratégie internationale du groupe automobile. L’accusation estime au contraire que certains éléments du dossier peuvent correspondre à des interventions relevant d’une activité d’influence.

Les prestations au centre du procès

Depuis l’ouverture des débats le 16 septembre, le tribunal a examiné les conventions d’honoraires, les notes produites, les échanges avec Renault-Nissan et plusieurs interventions de Rachida Dati au Parlement européen. La défense insiste sur la réalité du travail effectué et rejette l’idée selon laquelle la rémunération aurait servi à acheter une influence politique.

Les parties civiles et l’accusation ont, elles, interrogé le niveau des honoraires au regard des traces documentaires retrouvées. Plusieurs témoignages et pièces ont été discutés à l’audience afin d’établir la nature exacte de la relation entre l’élue et l’alliance automobile.

Carlos Ghosn jugé en son absence

Carlos Ghosn est également poursuivi dans ce dossier, notamment pour corruption active et trafic d’influence actif. Installé au Liban, l’ancien patron de Renault-Nissan n’est pas présent au procès. Il conteste lui aussi les accusations et a demandé à pouvoir participer aux débats à distance.

La dernière journée doit permettre au tribunal d’entendre les ultimes observations avant la clôture des débats. Rachida Dati reste présumée innocente tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.