Le parquet national financier a commencé lundi 28 septembre ses réquisitions au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn à Paris. Le PNF soutient que les 900 000 euros versés à l’ancienne ministre par une filiale de Renault-Nissan rémunéraient en réalité une mission de trafic d’influence au Parlement européen, ce que Rachida Dati conteste.
L’accusation estime que la convention d’honoraires signée en 2009 constituait un habillage contractuel. La défense affirme au contraire que Rachida Dati a fourni un véritable travail d’avocate sur plusieurs dossiers internationaux de l’alliance automobile.
Le PNF met en cause la nature de la mission
Au sixième et dernier jour d’audience, les représentants du ministère public ont affirmé que les faits reprochés avaient, selon eux, porté atteinte à la confiance des citoyens dans les institutions. Ils doivent détailler leurs réquisitions et annoncer les peines demandées au cours de la journée.
Rachida Dati, alors députée européenne, est poursuivie notamment pour corruption passive et trafic d’influence passif. Carlos Ghosn, jugé en son absence, est poursuivi pour les qualifications actives correspondantes.
La défense plaide un travail d’avocate
Rachida Dati nie tout pacte de corruption. Ses avocats soutiennent que les honoraires versés correspondaient à des prestations juridiques réelles, notamment sur des dossiers concernant le Maroc, l’Algérie et l’Iran.
Le tribunal doit entendre les réquisitions puis les plaidoiries de la défense. Rachida Dati et Carlos Ghosn bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.




