Le parquet de Rennes, autorité dotée d’une compétence nationale exclusive pour le traitement des infractions routières automatisées, a classé sans suite l’ensemble des contraventions enregistrées par le radar de chantier positionné à hauteur de la porte de Montreuil, sur le boulevard périphérique de Paris.
Cette mesure d’annulation collective valide les conclusions de la préfecture de police de Paris, qui a acté la neutralisation définitive de la chaîne d’édition des procès-verbaux. L’administration a relevé d’importantes défaillances techniques internes responsables d’un fonctionnement erratique et imprévisible de cette cabine de mesure de la vitesse.
Entré en service à la fin du mois d’août 2026 au sein d’un périmètre d’aménagements urbains, cet appareil autonome avait été paramétré pour sanctionner les véhicules roulant au-delà de 30 km/h. Cette limitation spécifique s’appliquait sur un tronçon temporairement ralenti pour sécuriser le chantier, tranchant avec le plafond d’usage de 50 km/h en vigueur sur l’anneau routier.
Le rythme frénétique de l’appareil avait immédiatement suscité l’indignation de l’association 40 millions d’automobilistes, mobilisée sur le terrain pour contrôler la régularité du mécanisme. Les observateurs y avaient enregistré dix-huit déclenchements de flash en l’espace de seulement cinq minutes, extrapolant à partir de cette fréquence anormale un montant théorique de plus de 750 000 euros de contraventions quotidiennes infligées aux conducteurs franciliens.
Annulation des poursuites et recherche d’un nouveau site
Tous les usagers ayant déjà réceptionné un avis de contravention seront formellement avisés par courrier postal de l’abandon des poursuites et de la radiation de leur amende. Pendant ce temps, les services déconcentrés de l’État et la Ville de Paris mènent des études conjointes pour sélectionner un nouvel emplacement sécurisé capable d’accueillir le dispositif dans des conditions de fiabilité optimales.
