Invité de l’émission « 8h30 franceinfo » le 4 septembre 2026, le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a publiquement admis que Jean-Luc Mélenchon éprouve de sérieuses difficultés pour réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires à sa candidature pour l’élection présidentielle de 2027.
Le triple candidat à l’Élysée ne totalise actuellement qu’entre 200 et 250 promesses de signatures de maires et d’élus habilités. Ce volume demeure très en deçà du seuil constitutionnel obligatoire de 500 paraphes, que chaque prétendant doit impérativement déposer avant l’échéance officielle fixée au 12 mars 2027.
Face à ce déficit de signatures institutionnelles, Manuel Bompard a exhorté les édiles locaux à « donner un coup de main » civique, en insistant sur le fait qu’un parrainage ne constitue en rien une adhésion politique. Le député a également réclamé une refonte globale du dispositif électoral afin d’instaurer un mécanisme de validation citoyenne, mettant en avant les plus de 360 000 signatures populaires déjà collectées en soutien à son mouvement.
Au-delà des questions électorales, le coordinateur insoumis a vivement critiqué la trajectoire des finances nationales, rejetant sans détour la notion de « budget de sauvegarde » défendue par la porte-parole de l’exécutif, Maud Bregeon. Il a dénoncé un programme de coupes drastiques dans les dépenses publiques, accusant cette politique de pénaliser directement le pouvoir d’achat et la consommation des classes populaires.
Priorité à la hausse des recettes fiscales
Pour rééquilibrer les comptes de l’État, le représentant de La France insoumise a réaffirmé son opposition formelle à toute cure d’austérité budgétaire. Manuel Bompard a soutenu qu’un redressement durable doit exclusivement reposer sur l’augmentation des recettes fiscales, ciblant les plus hauts patrimoines, plutôt que sur la réduction continue des crédits alloués aux services publics.



