L’association Addictions France a rendu public, jeudi 17 septembre 2026, un rapport détaillé évaluant l’impact et les dérives des campagnes promotionnelles orchestrées par les opérateurs de jeux durant la Coupe du monde 2026 de football. L’organisation y dresse un état des lieux sévère des méthodes déployées par les plateformes de paris sportifs pour capter l’attention du public tout au long du tournoi international.
Cette offensive promotionnelle a accompagné une activité financière sans précédent sur le marché hexagonal. Les parieurs français ont engagé un montant record de 1,3 milliard d’euros sur les applications et sites de paris sportifs en ligne durant l’ensemble de la compétition, franchissant un nouveau palier historique pour ce secteur d’activité lors d’un événement sportif international.
Pour stimuler ces volumes de jeu considérables, les canaux de diffusion ont fonctionné à un rythme soutenu. Les analystes d’Addictions France ont dénombré une moyenne de neuf spots publicitaires dédiés aux paris sportifs par rencontre télévisée, parallèlement à la diffusion de 671 publications promotionnelles sur les réseaux sociaux officiels des différentes plateformes de jeux d’argent.
Cette visibilité permanente a reposé sur des moyens financiers massifs engagés par les acteurs du secteur. Les principaux opérateurs actifs sur le marché français, notamment Betclic, Winamax ainsi que le tandem Parions Sport et Unibet, ont mobilisé environ 150 millions d’euros d’investissements marketing pour occuper l’espace publicitaire pendant l’ensemble de l’épreuve sportive.
Des manquements répétés aux avertissements sanitaires légaux
Au-delà du volume des réclames, Addictions France alerte expressément sur l’exposition continue des mineurs à ces contenus commerciaux incitatifs. L’association relève en outre que les messages sanitaires légaux de prévention et d’avertissement contre les risques de dépendance étaient totalement absents dans plus d’un tiers des supports et publications examinés.
