Seize familles réunies sous la bannière du collectif #MeTooEcole ont formalisé le dépôt d’une plainte pénale ciblant l’institution municipale parisienne, son actuel maire Emmanuel Grégoire ainsi que son ancienne maire Anne Hidalgo. Cette initiative judiciaire met en cause la responsabilité directe des plus hautes autorités de la capitale française dans la gestion et le contrôle des agents encadrant le milieu scolaire.
La démarche judiciaire s’enracine dans une série de dénonciations de violences physiques et d’atteintes sexuelles graves subies par des élèves au cours des activités périscolaires gérées par la Ville de Paris. Les familles dénoncent des agressions commises sur de jeunes enfants durant les créneaux d’accueil du matin, du soir ou de la pause méridienne, placés sous la responsabilité des équipes municipales d’animation.
La procédure ne se limite pas aux deux maires successifs et vise également Patrick Bloche, actuel chargé des affaires scolaires à l’Hôtel de Ville et ancien premier adjoint jusqu’en 2026. Les plaignants pointent du doigt son rôle central dans la supervision des politiques éducatives parisiennes et le fonctionnement régulier des établissements scolaires tout au long de ses années d’exercice au sein de la mairie.
Les familles ainsi que leurs conseils juridiques dénoncent une inertie des responsables municipaux face aux signaux d’alerte et sollicitent les magistrats pour faire toute la lumière sur la chaîne d’information interne. Ils demandent expressément à l’autorité judiciaire d’examiner le niveau de connaissance précis qu’avaient ces élus des dysfonctionnements passés et des risques encourus par les écoliers parisiens.
Réaction et position de la municipalité parisienne
En réponse à cette action en justice, l’entourage d’Emmanuel Grégoire a indiqué que l’élu prenait acte du dépôt de la plainte et se mettait immédiatement à la disposition des enquêteurs. Ses proches ont réaffirmé la détermination du maire à poursuivre les mesures engagées pour renforcer les contrôles administratifs, durcir les protocoles de vérification et garantir la sécurité des élèves dans l’ensemble des structures périscolaires.
