À Tarnos, dans le département des Landes, un animateur périscolaire âgé de 37 ans fait l’objet de quatorze plaintes déposées pour des faits présumés de viols et d’attouchements sexuels. Les accusations émanent des familles de très jeunes enfants, âgés de seulement 3 à 4 ans, dont l’homme avait la charge lors d’activités encadrées.
Mis en examen pour ces infractions criminelles et placé initialement en détention provisoire pour les nécessités de l’instruction, le suspect ne se trouve plus derrière les barreaux. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Pau a en effet prononcé sa remise en liberté, assortie d’un placement immédiat sous contrôle judiciaire.
Pour motiver cet élargissement hors du milieu carcéral, l’institution judiciaire a notamment pris en compte des considérations relatives à l’intégrité physique de l’accusé. Les magistrats ont ainsi retenu des craintes avérées et sérieuses quant à la sécurité personnelle de cet animateur au sein de l’établissement pénitentiaire où il purgeait sa détention.
Le régime du contrôle judiciaire imposé au trentenaire comporte un ensemble d’obligations particulièrement strictes destinées à encadrer ses déplacements et ses interactions. L’homme a l’obligation formelle de résider hors de la région et fait l’objet d’une interdiction totale d’entrer en contact avec des mineurs ou d’exercer la moindre activité à leur contact.
La réprobation et l’inquiétude des familles
Cette remise en liberté accordée sans surveillance par bracelet électronique suscite la réprobation unanime et la vive inquiétude des familles plaignantes. Les proches des victimes déplorent vivement l’absence d’un tel suivi technique et expriment leur désarroi face à une mesure qu’ils jugent alarmante au regard de la gravité des faits dénoncés.
