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lundi 28 septembre 2026
Economie · France

Nucléaire : EDF veut revoir les règles sur la température des fleuves face aux canicules

Après plusieurs arrêts de réacteurs liés aux fortes chaleurs, EDF souhaite discuter d’une évolution des seuils thermiques encadrant les rejets dans les fleuves.

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Centrale nucléaire du Bugey
SeeSchloss / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.5

EDF souhaite ouvrir une discussion sur les seuils de température qui encadrent les rejets d’eau de certaines centrales nucléaires dans les fleuves. L’électricien cherche à adapter ces règles à la multiplication des épisodes de chaleur, qui ont entraîné plusieurs baisses de puissance et arrêts de réacteurs pendant l’été 2026.

Le principe actuel est strict : lorsqu’un cours d’eau atteint certains seuils réglementaires, EDF doit réduire ou interrompre la production afin de limiter l’échauffement supplémentaire provoqué par les rejets des circuits de refroidissement. Les limites varient selon les sites et les arrêtés qui les encadrent.

Des arrêts à répétition pendant les fortes chaleurs

Au Bugey, par exemple, EDF a encore dû arrêter temporairement un réacteur en septembre lorsque la température du Rhône approchait le seuil réglementaire. D’autres centrales, notamment Golfech et Saint-Alban, ont également modulé leur production cet été pour respecter les contraintes environnementales.

EDF assure que les pertes de production liées à la température des cours d’eau restent limitées à l’échelle annuelle, mais leur fréquence augmente lors des épisodes de canicule. Le groupe étudie donc plusieurs pistes pour réduire leur impact sur la production électrique.

Les associations environnementales s’opposent à un relèvement des seuils

Les défenseurs de l’environnement mettent en garde contre un assouplissement des normes. Ils estiment que les écosystèmes aquatiques sont déjà fragilisés par la hausse naturelle de la température des fleuves et par la baisse des débits en période de sécheresse.

EDF affirme de son côté mener des suivis réguliers de la biodiversité autour des sites concernés. Toute modification des limites réglementaires nécessiterait l’intervention des autorités compétentes et ne pourrait pas être décidée par l’entreprise seule.