Les deux juges d’instruction chargés de l’information judiciaire relative à la mort du petit Émile Soleil ont ordonné une vaste campagne de 106 prélèvements ADN. Menée avec précision dans le cadre des investigations criminelles, cette opération technique ciblait méthodiquement des résidents locaux, des vacanciers présents sur les lieux ainsi que des personnes de passage répertoriées dans le secteur du Haut-Vernet durant la journée du 8 juillet 2023.
L’ensemble de ces analyses biologiques a été confié au laboratoire spécialisé du professeur Christian Doutremepuich, basé à Bordeaux. La mission des experts consistait à comparer rigoureusement ces 106 profils génétiques recueillis sur le terrain à des traces ADN formellement étrangères à la famille, qui avaient été identifiées et isolées sur les vêtements du garçonnet découverts à la fin du mois de mars 2024.
Le rapport d’expertise officiel, désormais transmis aux magistrats instructeurs, dresse un constat formel et sans équivoque. Le document scientifique établit qu’aucun des 106 prélèvements effectués ne correspond aux traces ADN étrangères isolées sur les affaires et les habits de l’enfant, écartant ainsi tout lien biologique direct entre l’échantillon de personnes testées et ces scellés matériels.
Cette absence totale de correspondance ne justifie pas d’actes d’investigation supplémentaires à l’encontre des personnes testées au cours de cette procédure. Bien que ces dernières soient désormais écartées de cette piste spécifique, ce résultat négatif maintient l’inconnue la plus complète sur l’origine exacte des empreintes biologiques décelées, laissant intacte l’énigme matérielle posée par ces indices.
Poursuite des investigations techniques et intrafamiliales
Le dossier judiciaire n’est pas refermé pour autant par les magistrats instructeurs. Les enquêteurs mobilisés poursuivent de nombreuses investigations techniques de pointe et continuent d’étudier avec minutie l’ensemble des pistes de travail envisageables, sans négliger les vérifications approfondies portant sur l’environnement intrafamilial de la jeune victime.
