Des peines allant de quatre à douze ans de prison ont été requises jeudi 8 octobre 2026 en Argentine contre des membres de l’équipe médicale qui suivait Diego Maradona avant sa mort. Le procureur Patricio Ferrari leur reproche une prise en charge désorganisée de l’ancien footballeur durant sa convalescence à domicile.
Dans son réquisitoire devant le tribunal de San Isidro, le ministère public a dénoncé les conditions de soins de la star argentine, décédée le 25 novembre 2020 à 60 ans. Selon l’accusation, l’organisation médicale autour de Maradona l’aurait placé dans une situation d’abandon et aurait accru les risques pour sa santé.
Les réquisitions varient selon le rôle attribué aux prévenus. D’après l’AFP, le procureur a demandé entre huit et douze ans de prison contre trois professionnels de santé poursuivis pour homicide avec dol éventuel, une qualification qui porte sur la conscience d’un risque mortel. Pour trois autres prévenus, l’accusation a requis des peines de quatre à cinq ans pour homicide involontaire. Aucune peine n’a été requise contre un septième professionnel, médecin intervenu ponctuellement.
Les personnes poursuivies contestent leur responsabilité individuelle dans la mort de l’ancien capitaine de l’Argentine. Les débats portent notamment sur le choix d’une hospitalisation à domicile, les équipements disponibles et le suivi clinique pendant les derniers jours de sa vie.
Les proches de Maradona, dont ses filles, suivent ces audiences consacrées aux circonstances de son décès. Le tribunal devra se prononcer après la fin des plaidoiries et délibérations.





