Laurence Boccolini a relancé le débat sur la représentation des femmes de plus de 50 ans à la télévision après l’audition houleuse à l’Assemblée nationale qui a remis sur le devant de la scène la question de l’âge et de la programmation dans l’audiovisuel public.
La prise de parole de l’animatrice intervient au lendemain d’une commission d’enquête consacrée à l’audiovisuel public, au cours de laquelle Patrick Sébastien a dénoncé son éviction et critiqué la direction de Delphine Ernotte. L’interpellation de l’ancien animateur, et la formule sur la présence d’« hommes blancs de plus de 50 ans » à l’écran, ont relancé un débat déjà vif sur la composition des visages du service public.
Présent lors des échanges, Michel Drucker a adopté un ton plus mesuré en défendant le service public qu’il qualifie de « sa vie », mais c’est bien la sortie de Patrick Sébastien qui a servi de déclencheur pour d’autres voix, dont celle de Laurence Boccolini.
La réaction tranchante de Laurence Boccolini et la mise en lumière d’un angle mort
Sur les réseaux sociaux, Laurence Boccolini a réagi en une phrase volontairement lapidaire : « Et la femme de plus de 50 ans ? » Cette interpellation, publiée en réponse aux discussions autour des figures masculines âgées à l’antenne, vise à souligner un angle mort du débat public sur l’âge et l’écran.
Dans son message, l’animatrice déplore l’absence quasi systématique d’évocation de la situation des femmes de cette tranche d’âge : « Ok, c’est une phrase qu’on a beaucoup entendue… et alors donc pas un mot sur la femme de plus de 50 ans ? Dommage. Je pose ça là. » La formulation, ironique et concise, met en exergue une perception de marginalisation professionnelle et médiatique.
Laurence Boccolini, qui a quitté récemment le service public après plusieurs années d’antenne, inscrit sa remarque dans un registre plus large que la simple querelle d’éviction. Elle remet en cause la manière dont sont abordés les enjeux de représentation, de parité et de visibilité à la télévision, en pointant le fait que la problématique des femmes âgées est souvent éclipsée par celle des hommes.
La réaction de l’animatrice rappelle que le débat sur l’âge à l’écran ne se limite pas à la défense ou à la critique d’animateurs ciblés, mais qu’il s’articule aussi autour de choix de programmation, de politiques de recrutement et de perception publique des carrières médiatiques. En posant publiquement la question de la visibilité des femmes de plus de 50 ans, elle déplace la focale des échanges parlementaires vers une interrogation sur l’équité de traitement entre genres et générations dans l’audiovisuel.
Son message a été publié sur les réseaux sociaux.





