Jean-Marc Morandini a déposé plainte contre le médecin Jérôme Marty après qu’un message publié le 23 janvier sur le réseau X (ex-Twitter) l’a qualifié de « prédateur sexuel », une accusation que l’animateur considère comme diffamatoire et attentatoire à son honneur, a révélé Le Canard Enchaîné le 26 mars.
Le message, signé Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), visait également d’autres personnalités présentes sur le plateau de Morandini et employait des termes très virulents. Dans le tweet, supprimé depuis, il écrivait notamment : « Pour avoir suivi des enfants et des adolescents victimes de prédateurs sexuels, je le dis ici : Christine Kelly et toutes celles et ceux qui se pressent sur le plateau de Morandini, vous êtes à vomir ! »
La suppression du tweet n’a pas atténué son impact médiatique : la qualifi cation de « prédateur sexuel » a déclenché la réaction judiciaire de l’animateur, qui a saisi la justice pour faire reconnaître, selon son camp, le caractère diffamatoire et injustifié de ces propos.
Procédure judiciaire et arguments avancés
Selon les informations publiées par Le Canard Enchaîné, Jean-Marc Morandini a entrepris une action en justice visant à obtenir réparation et faire cesser ce qu’il qualifie d’« amalgame ». L’animateur conteste que la formulation employée par Jérôme Marty établisse, de manière implicite ou explicite, un lien entre sa personne et des crimes sexuels sur mineurs.
Dans le détail des griefs rapportés, Morandini estime que les propos du médecin suggèrent « une complaisance morale envers des faits criminels » et qu’ils dépassent, par leur portée et leur formulation, la simple critique publique pour entrer dans le champ de la diffamation. L’article du Canard Enchaîné précise que la plainte vise à faire valoir ces éléments devant la juridiction compétente.
Le contexte judiciaire et médiatique entourant Jean-Marc Morandini est rappelé dans la communication entourant la plainte : l’animateur a déjà été condamné dans une affaire relative à la corruption de mineurs, condamnation qui a profondément affecté son image publique et sa présence à l’antenne. Après cette condamnation, sa participation à des émissions, notamment sur CNews, avait suscité de vifs débats et conduit à un retrait temporaire de l’antenne.
La plainte déposée contre Jérôme Marty intervient donc dans ce cadre de tension entre image publique, antécédents judiciaires et liberté d’expression sur les réseaux sociaux. Le tweet incriminé, daté du 23 janvier et plus tard supprimé, constitue l’élément déclencheur de la démarche judiciaire révélée le 26 mars par Le Canard Enchaîné.





