Un épisode d’intempéries d’une rare violence a frappé le sud de la France le mercredi 30 septembre. De très fortes pluies ont entraîné des inondations subites et des crues dévastatrices dans plusieurs communes des départements de l’Hérault et du Gard, mobilisant d’importants moyens de secours face à la montée rapide des eaux.
À Montpellier, la situation est rapidement devenue critique lorsque le Lez est sorti de son lit habituel. Le fleuve côtier a submergé plusieurs artères urbaines majeures, piégeant de nombreux automobilistes et leurs véhicules sous les flots au cœur des zones les plus vulnérables de l’agglomération héraultaise.
La menace hydrologique s’est étendue bien au-delà de la métropole régionale. Le fleuve Vidourle a également connu des débordements spectaculaires sous l’effet d’importants cumuls de précipitations, submergeant les terrains riverains et fragilisant les infrastructures bordant cette frontière naturelle entre l’Hérault et le Gard.
Plus au nord, la violence des ruissellements s’est manifestée de manière spectaculaire dans le secteur cévenol. À Saint-Hippolyte-du-Fort, la force torrentielle des eaux de surface a totalement éventré plusieurs chaussées de la commune, même si le réseau d’évacuation souterrain est parvenu à rester fonctionnel pendant la crise.
Mesures d’urgence et hébergement des populations sinistrées
Face à ces risques majeurs, de nombreux axes de circulation ont été coupés par mesure de sécurité afin d’éviter tout drame sur les routes inondées. La commune de Lunel a activé son plan communal de sauvegarde et ouvert un gymnase dans la nuit du 30 septembre pour héberger et mettre à l’abri les résidents évacués.





